Un PDG propose 1 million de dollars pour libérer les orques

Steven Dunn, le patron de l’entreprise américaine de jouets Munchkin, vient de proposer 1 million de dollars au plus grand parc aquatique des États-Unis, écrit The Holidog Times.

Son idée ? Financer un immense sanctuaire où toutes les orques détenues en captivité seraient relâchées. Et l’homme d’affaires a même exigé que l’orque Tilikum, rendu célèbre par le documentaire à charge Blackfish, soit libérée immédiatement.

Dans sa lettre, Steve Dunn détaille son projet de créer une immense réserve en pleine mer, près des côtes, où les cétacés pourraient jouir de leur liberté tout en restant visibles des visiteurs.

Le PDG, très mobilisé sur la question, a même retiré des rayons un jouet pour le bain en forme d’orque que son entreprise commercialisait depuis longtemps. Munchkin a publié une une vidéo pour accompagner cette décision qui se termine par un constat sans appel : "Parce qu’une baignoire n’est pas assez grande pour un orque".

 

 

Steve Dunn a exprimé le souhait de construire ce sanctuaire avec l’appui des scientifiques et des écologistes. Il explique dans sa lettre : "Munchkin débutera la construction d’un sanctuaire marin avec 1 million de dollars, peu importe si SeaWorld accepte ou non de relâcher Tilikum et les autres orques tenus captifs dans l’un de ses parcs".

Tilikum est la plus connue des orques de spectacle. Elle a fait la Une de la presse américaine en 2010 après avoir tué l’un de ses dresseurs. Le documentaire Blackfish retrace l’histoire de ce sublime animal qui a été arraché à sa famille alors qu’il était très jeune et dénonce ses conditions de détention qui ont conduit à ce drame. Tilikum vit en captivité depuis plus de 30 ans.

Dans la nature, les orques sauvages nagent plus de 150 kilomètres par jour et plongent souvent jusqu’à 200 mètres de profondeur. L’image aérienne ci-dessous, prise au parc SeaWorld en Californie (États-Unis), montre le triste sort réservé aux orques dans les parcs de divertissement.

Le parc SeaWorld, incapable de reconnaître la misère de leurs orques, a répondu à l’offre de l’homme d’affaires dans un communiqué froid et concis  : "Les orques de SeaWorld sont en bonne santé, ils se portent bien. Par des programmes de conservation et de sauvetage, accompagnés d’efforts pour faire progresser les connaissances scientifiques et notre compréhension des orques et des autres mammifères marins, SeaWorld est l’un des leaders de la protection et de la préservation de ces espèces."

Malheuresement, SeaWorld s’est toujours opposé aux projets de sanctuaires marins pour les orques. L’entreprise continue d’affirmer que leurs animaux ne supporteraient pas de vivre en pleine mer tant ils sont habitués à la captivité.

Mais les scientifiques ne sont pas de cet avis. Naomi Rose par exemple, biologiste marine, juge l’argument "complètement irrationnel."

En France, un orque est décédé suite à des inondations au Marineland d’Antibes. La pétition pour la fermeture de ce parc aquatique est toujours d’actualité !

Commentaires (1)
  1. marie M. 10 janvier 2016

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