L'horreur des corridas

[alert-announce] Mise à jour : La manifestation prévue le 11 et 12 mai 2013 à Alès a été interdite par le Maire de la ville Max Roustan. Cependant cette décision, jugée totalement scandaleuse par tous les participants (interview de Brigitte Bardot) revendiquant le droit de manifester contre la torture Animale, ne sera pas respectée ! En effet, les organisateurs ont décidé de maintenir la manifestation où plus de 5 000 personnes sont attendues ![/alert-announce]

La corrida (mot espagnol, de correr : "courir") est une forme de course de taureaux consistant en un combat à l'issue duquel le taureau est mis à mort. En avril 2011 et pour la première fois au monde, un pays a inscrit cette pratique à son patrimoine culturel immatériel (PCI)… et il s'agit de la France !

Depuis, des associations se démènent contre cette inscription au PCI comme l’Alliance anti-corrida qui s'est vu déboutée face au tribunal administratif pour vice de forme (2011). Ce mercredi 3 avril (2013) la Fondation Weber et l’association Robin des bois ont quand à elles été jugées irrecevables. Le CRAC Europe et la DDA (Droits des animaux) continuent le combat en interjetant l'appel. Ils iront devant le Conseil d’Etat, et si nécessaire devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH).

Le paradoxe est que le Code pénal réprime le fait d'exercer des "sévices graves publiquement ou non ou de commettre un acte de cruauté envers un animal tenu en captivité". Mais une exception est faite à ces courses de taureaux car ce même code évoque une tradition locale ininterrompue (article 521-1). Ce genre de pratique est répandu dans le Sud de la France mais aussi en Espagne, au Portugal et en Amérique latine (Mexique, Pérou, Colombie, Venezuela, Équateur et Bolivie).

Comme nous pouvons le constater, l'abolition de la corrida peine à s'imposer en France... Même la région catalane, suite à des débats houleux au parlement, devient la deuxième région d'Espagne à bannir la tauromachie (2010), après l'archipel des Canaries (1991).

Cependant, depuis 2012  la diffusion de spectacles tauromachiques sur les chaînes publiques espagnoles redevient légale après 6 ans d'interdiction. Le Parti populaire (au pouvoir) appuierait-il le lobby taurin ? Il ferait tout pour "(…) que les corridas reviennent sur les chaînes publiques, y compris passer outre la directive européenne Télévision sans frontière" qui prohibe que les contenus violents pouvant affecter les enfants soient diffusés entre 18 et 22 heures (source : Le Figaro)

 La lutte entre pro et anti-corrida semble sans fin. Heureusement, quelques progrès ont parfois eu lieu en faveur des anti-corrida :

  • La Catalogne et les îles Canaries ont interdit les corridas
  • Au Pays basque, la mairie de San Sebastian a annoncé qu'elle ne renouvellerait pas en 2013 ses contrats avec les organisateurs de corridas.
  • En Équateur, les corridas ne se terminent plus par la mise à mort de l'animal conformément aux résultats d'un référendum sur le sujet organisé par le président Rafael Correa.

Ce "spectacle" autorise la torture d'une bête n'ayant aucune autre échappatoire que la mort. Il s'agit d'une pratique injuste et totalement cruelle. D'ailleurs n'oublions pas également de citer des victimes collatérales : les chevaux. Mais cela fait-il parti du spectacle ... ?

[alert-warning] Attention, ce reportage peut contenir des scènes choquantes ou perturbantes ![/alert-warning]

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