Un chat meurt taser

Un tract circule à Chaligny, commune de 3.000 habitants, depuis la mort atroce d’un chat.

Dans la nuit du 14 au 15 août, vers 3 h, trois jeunes adultes sont suspectés d’avoir tué un chat à l’aide d’un scooter et d’une arme à impulsions électriques, genre Taser.

Le lieu du massacre est un espace de verdure prisé des familles mais qui depuis un incendie criminel des jeux pour enfants, est aujourd’hui voué aux rassemblements nocturnes.

Témoin du massacre de ce "chat blanc, tacheté brun et portant un collier rouge", un Chalinéen avait été réveillé une énième fois cette nuit-là par des perturbateurs. "Je ne sais pas s’ils avaient au préalable percuté ce chat avec un scooter lors d’un accident ni si l’animal était encore vivant au moment des tirs de Taser", précise ce témoin.

Un autre riverain qui était intervenu pour que cesse cet acte de cruauté, a pris des photos de la dépouille du chat et des suspects. Mais il a dû rebrousser chemin. “Ils menaçaient de taser notre chien”, rapporte sa compagne “sidérée” par ce comportement “barbare et violent”.

Ulcérée “par cet acte de trop” et l’impuissance “tant de la gendarmerie que de la mairie” à faire cesser ces troubles, un riverain a pris l’initiative de créer un collectif. Une vingtaine de personnes s’est réunie le week-end dernier et a décidé d’adresser une lettre-pétition en date du 25 août, au préfet de Meurthe-et-Moselle. “Nous craignons pour notre sécurité et celle de nos animaux car ces malfrats n’hésitent pas à nous menacer”, indique le recommandé AR adressé au préfet. “Tapage, vandalisme, menaces, chat tué… À quoi faut-il se préparer pour demain ? Nos limites sont atteintes”.

À la compagnie de gendarmerie de Nancy, le capitaine Stéphane Abraham dit avoir procédé à des vérifications sur cette affaire qui pour l’heure, se heurte à une “absence de plainte du propriétaire du chat ; pas de dépouille ni de traces de sang sur les lieux”. “Si des témoins ont des éléments matériels, qu’ils nous les communiquent sans hésiter à recourir à nos services”, précise le capitaine Abraham.

Source : L'Est Républicain

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