Canal Saint-Martin : les poissons déménagent

Le canal Saint-Martin constitue un axe de circulation majeur pour la faune et la flore sauvages.

 

Cette trame bleue est un atout essentiel que Paris veille à renforcer dans le cadre du Plan Biodiversité. C'est pourquoi, à l'occasion de l'opération de chômage du canal, les nombreux poissons qui le peuplent sont l'objet de toutes les attentions.

Une douzaine de personnes de la société Aquabio est à l’œuvre au fond du sas de l'écluse de la Villette en amont du canal. Armés d'épuisettes, ils traquent dans les 40 centimètres d'eau qu'il reste, les derniers "égarés" qui n'ont pas suivi la voie empruntée par des milliers de leurs congénères partis en aval, dès le début de l'opération de vidange, vers le Bassin de l'Arsenal et la Seine.

En effet, afin de protéger la très importante faune piscicole, la Ville de Paris procède, lors du chômage du canal Saint-Martin, à la récupération des différentes espèces de poissons: ablettes, brochets, gardons, tanches, carpes, anguilles, sandres, goujons, barbeaux, perches, hotus.

Une pêche de sauvegarde pour la biodiversité

L'opération, appelée "pêche de sauvegarde", est organisée avant la vidange complète du canal et consiste en une pêche électrique sans aucun danger pour les poissons. Ceux-ci sont étourdis par une décharge de faible intensité, le temps d'être extraits des quelques centimètres d'eau restant au fond du canal pendant l'opération de chômage. Triés, auscultés, mesurés et pesés, ils sont ensuite provisoirement placés dans des bacs d'eau douce, avant d'être relâchés en amont, dans le bassin de la Villette.

Cette pêche se fait avec l'assistance de la Fédération pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique (FPPMA) de Paris et de la proche couronne. C'est elle qui procédera au recensement des espèces et au diagnostic de l'état sanitaire des poissons.

Lors du dernier chômage du canal Saint-Denis en 1999, plus de 18 tonnes de poissons ont été retirés et remis dans le bassin de la Villette.

Cette année, les spécialistes s'attendent à en extraire 4 à 5 tonnes et ce sont surtout des perches-soleil, espèce invasive et nuisible, qui sont récupérées dans les mailles des épuisettes.

Source : Paris.fr

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